Le jeu à l’hôpital

©boymk

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Le jeu peut être un média attrayant, dans nos hôpitaux, pour aider le malade dans sa guérison, dans son hospitalisation. Nous mettons en avant deux expériences qui nous semblent intéressantes : l’hôpital des nounours et la “thérapie par le jeu” mise en avant par l’association APACHE. Il en existe d’autres bien sûr. Citons, par exemple, les blouses roses, l’association sparadrap qui, elles aussi, font un travail formidable avec les personnes hospitalisées.

Marcel Rufo évoquait, récemment, dans une chronique, sur France Inter, l’importance du jeu à l’hôpital. Il expliquait comment l’association “l’hôpital des nounours” permet aux enfants de maternelles-CP d’appréhender le milieu hospitalier en y amenant son doudou à soigner. L’enfant indique dès son entrée la pathologie du doudou et en fonction, il est orienté dans le service adéquat. Les soins sont alors prodigués au nounours. Le personnel est formé pour répondre aux questions des enfants. Pourquoi cet hôpital des nounours est-il si important ? Il permet à l’enfant d’exprimer ses craintes, de visualiser les salles, de discuter avec le personnel pour le bien-être de son doudou. Un retour est fait au sein de l’école où le personnel soignant vérifie les soins post-opératoirs  (les fils, les pansements…)
Une belle expérience entre soignants, personnel de santé, personnel enseignant et enfants.

©aduhai

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Dans des pays, comme en Suède, la thérapie par le jeu est reconnue depuis longtemps. Un ouvrage (Play therapy) de Ivonny Lindquist, chef de service à la direction nationale de la santé en Suède, expose en quoi le jeu peut être une thérapie. L’auteur est partie d’une constatation : “Le jeu est à l’enfant ce que le travail est à l’adulte”. Par le jeu, l’enfant peut faire travailler son corps, ses muscles, oublier un peu de sa douleur sans effort, sans s’en apercevoir. Le jeu est donc un vecteur très intéressant. Il permet de mettre en exergue ce qui est normal chez le malade plutôt que de mettre en avant ce qui ne va pas. En utilisant des jeux communs mais bien sélectionnés, l’enfant est mis en confiance, en situation de réussite. Il retrouve un univers qui lui est plus familier et réconfortant que l’hôpital. En outre, grâce à des salles de jeux, il peut, selon sa maladie, partager un moment avec les autres enfants, les autres parents et ne plus être isolé dans sa chambre.

Deux expériences passionnantes qui montrent que si le jeu apporte ces moments de plaisirs uniques, il est aussi vecteur de liens plus profonds. Le jeu, loin d’être futile, est essentiel !

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