Medieval academy, un jeu de société pour devenir chevalier !

©Asmodée

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Cette semaine, nous nous intéressons au premier jeu de la jeune société Blue Cocker : Medieval Academy.
Ce jeu de cartes, première création de Nicolas Poncin, est une petite merveille de jeu familial, magnifiquement illustré par Pierô la Lune himself (Desperados, Rampage, River Dragons, Dixit Odissey, Terra Ventura,…).

Ce jeu de cartes se joue à partir de 8 ans. Il est annoncé pour 2 à 5 joueurs et pour une durée de 30 minutes. Nous l’avons testé sur des parties de 3 à 5 joueurs et, autant être honnête, comptez plutôt 1 heure à 1 heure 30 de jeu !

Qu’y a-t-il dans cette boîte ?

©Ludomus - Blason de chevalerie - Rapporte 1point de victoire

©Ludomus – Blason de chevalerie – Rapporte 1point de victoire

Dans cette jolie boîte toilée, on découvre beaucoup de matériel :

©Ludomus - Carte Chevalerie - Symbole épée . Permet d'avancer de 3 cases

©Ludomus – Carte Chevalerie – Symbole épée . Permet d’avancer de 3 cases

  • 7 plateaux d’entrainement recto verso : Ils sont magnifiquement illustrés et très parlants. A la lecture, on sait ce qu’on peut gagner (ou perdre), quand il faut remettre les pions à 0, quand on peut compter des points de victoire.
  • 52 cartes d’apprentissage. Grâce à leur code couleur et symbole, d’un seul coup d’œil, on sait à quel apprentissage, elles se rapportent.
  • des blasons qui donneront des points de victoire ou de pénalités aux écuyers. Ils sont aux couleurs des quêtes.
  • Des pions en bois, 1 Excalibur donné au premier joueur, 1 parchemin compte tour, 1 pion sablier, des rouleaux parchemin, ,…
  • 2 règles du jeu (une en anglais, l’autre en français…) complètes et bien illustrées.

Bref, on retrouve un matériel fourni et de très belle qualité qui contribue, sans nul doute, au plaisir du jeu. L’éditeur a pensé à rajouter de nombreuses pochettes pour ranger les pions. Un petit plus qui fait une grande différence. La lecture des cartes, plateaux, … est très simple et facilite l’immersion immédiate dans le jeu, même pour des joueurs occasionnels.

C’est pour qui ce jeu ?

Medieval academy est un jeu familial. Cependant, méfiez vous des illustrations colorées : ce jeu n’est pas enfantin. Ici, stratégie et bluff règnent. Il plaira, donc, aussi à un public adulte.

But du jeu :

Chaque écuyer (joueur) va tenter de gagner le maximum de points de chevalerie lors des épreuves d’entrainement. A l’issue du 6ème tour, celui qui aura acquis le plus de points de chevalerie, sera adoubé chevalier par Arthur.

La préparation du jeu :

©Asmodée

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On place au centre de la table les 7 plateaux d’entraînement. Selon les variantes utilisées, on les met côté liseré blanc ou sans liseré blanc (pour la première partie, il est préférable d’opter pour la face sans liseré blanc)
On place les blasons à côté de leurs plateaux respectifs. C’est facile : chaque blason a le symbole de la carte.
On place le sablier sur le I du parchemin compte tour.
Chacun reçoit les 10 pions en bois de sa couleur et 5 cartes. Chaque joueur place un jeton de sa couleur sur le départ des 7 cartes.
Le joueur le plus chevaleresque sera nommé le fayot ou premier joueur et recevra Excalibur ! Excalibur sera donné au tour suivant au joueur suivant dans le sens des aiguilles d’une montre.

Comment joue-t-on ?

Le jeu se joue sur 6 tours.
A chaque tour, les phases sont les mêmes :

1 – Distribution et constitution de la main :

Le fayot mélange les 52 cartes et en donne 5, une par une, à chaque joueur.
Chaque joueur décide de garder une de ces 5 cartes et la place face cachée devant lui.  Il donne les 4 cartes au joueur suivant (selon le tour, son voisin de gauche ou de droite comme l’indique le parchemin compte tour). Parmi les 4 cartes qu’il reçoit, il en sélectionne 1 et passe les 3 cartes à son voisin… Ainsi de suite jusqu’à avoir 5 devant lui. Sa main est constituée !

2 – Pose des cartes apprentissages :

Chacun, à partir du fayot, dans le sens des aiguilles d’une main, abat une carte. Il avance alors le pion du plateau d’entrainement correspondant, d’autant de cases que la carte l’indique. Chaque joueur jouera ainsi 4 de ses cartes. La 5 ème ne sera pas jouée !

Attention, si on tombe sur une case déjà occupée, on positionne son pion au dessus. C’est important et ça apporte de la stratégie : le pion au-dessus est considéré comme étant devant celui au-dessous !

3 – Décompte :

©Ludomus - Plateau Joute - Se compte à tous les tours - Remise à zéro au tour III - Symbole épée - Rapporte de 1 à 3 points de victoire

©Ludomus – Plateau Joute – Se compte à tous les tours – Remise à zéro au tour III – Symbole épée – Rapporte de 1 à 3 points de victoire

Le fayot décompte, tout d’abord, le plateau galanterie (plateau rose). Ce plateau n’apporte pas de points de victoire en lui-même mais se révèle, au fil des parties comme un plateau essentiel dans la stratégie de chacun. En effet, le troisième chevalier sur la piste galanterie, peut avancer un de ses pions choix de 1 case, le second de 2 cases et le 1er de 3 !
On décompte, ensuite, les autres plateaux où il est indiqué que le décompte peut se faire. Le fayot attribue ainsi les blasons aux différents écuyers : ce peut être des points de chevalerie positifs mais aussi négatifs !!!

4- Remise à zéro :

Selon l’étape, le plateau entrainement indique les tours où on remet tous les pions sur la case départ.

5 – Changement de fayot :

Excalibur change de main et passe au voisin de gauche. Le sablier est avancé d’une case. Chaque plateau d’entrainement indique à quel tour on compte les points sur son plateau.

 Mais, quand gagne-t-on ?

A l’issue du 6ème tour, lorsque les décomptes sont faits, chacun compte ses points de victoire. Celui qui en a le plus est adoubé chevalier !!!

Notre avis : Medieval academy est une très jolie surprise. Les règles très simples, les cartes didactiques permettent de s’immiscer, dans le jeu, quasi instantanément. Ce jeu de cartes qui attire, a priori, plus les enfants que les adultes, se révèle un jeu très équilibré et pourvu de plus de stratégie qu’il n’y paraît. On prend un véritable plaisir à casser la stratégie de ses voisins et à abattre tactiquement ses cartes ! La rejouabilité est importante car toutes les cartes ne sont pas distribuées. Les configurations de jeu sont, alors, très différentes d’une partie à l’autre. L’interaction est considérable et nécessite, à chaque tour, de revoir sa stratégie. En outre, de nombreuses variantes sont proposées et permettent de monter en puissance en stratégie et bluff ! Enfin, le matériel est vraiment de très belle qualité tant visuellement que tactilement. Ce jeu est une belle découverte qui attirera tant les enfants que les adultes. Vivement le second jeu de blue cocker !

 

 

 

 

 

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